File_01.jpg

Écoutez tous petits et grands! (2012)


Photos : Mathieu Léger

Extrait du texte soif de parole par Amanda Dawn Christie, commissaire de l'exposition soif de parole présentée à la Galerie Sans Nom :

« Rémi Belliveau, dans son œuvre, Écoutez tous, petits et grands!, explore la même « parole » – c’est-à-dire, les mêmes phrases, dans la même chanson – en suivant une traduction de l’interprétation à l’intérieur de la même langue, mais à travers différentes générations. Quatre générations qui chantent la même chanson. Comment est-ce que l’interprétation et la traduction de la chanson changent et qu’est-ce qu’est l’impact de la chanson sur chaque génération dans son propre contexte historique? How does the reading change?  Dans les quatre portraits, vous verrez son arrière-grand-mère, sa grand-mère, sa mère, et lui. Ils ont tous chacun appris la même chanson de la génération précédente. »

Pour lire le texte au complet : http://www.amandadawnchristie.ca/soif-de-parole/

Extrait de l'article Une identité Acadienne à l'épreuve de la modernité par Herménégilde Chiasson. Publiée dans la revue Liaison No. 158 // Hiver 2012 :

« L'œuvre de Rémi Belliveau commence par la photo de son arrière-grand-mère sans documentation, mais dont on sait qu'elle est la source lointaine de la chanson La fille du cavalier. S'ensuit la photo de sa grand-mère au dessus d'une version manuscrite, d'un magnétophone et du livre Écoutez tous petits et grands! de la folkloriste Charlotte Cormier, comportant un disque incluant un enregistrement de cette chanson par la voix de sa grand-mère. La troisième photo couleur est celle de la mère de l'artiste, avec sa guitare, assise sur un lit. Le texte est dactylographié et on peut l'entendre sur une cassette. La dernière version est celle de l'artiste qu'on peut voir sur un écran plat et entendre dans les écouteurs en provenance d'un iPod. Le texte de la chanson apparaît sur iPad. La musique électronique énergique soutient une voix rap qui complète ce zoom temporel et technologique. Cette œuvre sans dénonciation ni complaisance ni nostalgie tient compte de l'évolution de l'Acadie et du besoin de transformer notre vision artistique, passant du folklore à une articulation plus contemporaine. »